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"La poésie est élément. Elle est
irréductible, incorruptible et réfractaire. Comme la mer, elle dit
chaque fois tout ce qu'elle a à dire. "
Victor Hugo
Rêverie de bord de mer.
Il marchait doucement très loin de la
montagne;
La mer l’en séparait, barrière infranchissable :
Peut-être se trouvait-il dans un coin de Bretagne,
Où les rochers voraces ne mangent que du sable ?
Plutôt sur une ria qui bordure l’Espagne ?
Inondée de lumière, au couchant pourpré d’or,
Qui somnole le jour, se réveille et s’endort
Quand le soleil très haut sur un mât de cocagne,
Essaie mais en vain de décrocher la lune,
Dissimulée encore aux faubourgs de Pampelune...
En proie à un désir quasiment viscéral ,
Il se mit à courir, atteint de frénésie.
Les clapotis très doux se lovant en spirales,
Gravèrent sur le sable de douces poésies.
Ecrit par Septuor
Tous droits réservés ©
L'homme et la mer
Homme libre,
toujours tu chériras la mer
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur,
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Charles
Baudelaire
Marine
L'océan sonore
Palpite sous l’œil
De la lune en deuil
Et palpite encore,
Tandis qu'un éclair
Brutal et sinistre
Fend le ciel de bistre
D'un long zigzag clair,
Et que chaque lame,
En bonds convulsifs,
Le long des récifs
Va, vient, luit et clame,
Et qu'au firmament,
Où l'ouragan erre
Rugit le tonnerre
Formidablement.
Paul Verlaine
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